admin3296

  • Moule perlière, ma chérie

    Projet de territoire sur l’Ance du Nord

    Le 21 février de l’an 2015, nous fûmes conviés à une séance récréative, à Usson-en-Forez, avec film sur le retour de la mulette, Margaritifera margaritifera, de son nom savant.
    Comme vous savez, on trouvait de ces moules en grandes quantités dans nos rivières et ruisseaux. Nos grands-mères en agrémentaient la soupe des cochons. Quant à les tuer pour y trouver des perles, nous ne le savions pas. Et qu’est-ce qu’on en aurait fait de ces perles ?
    Et puis, le temps passe, on ne va plus au bord des rivières, et un jour quelqu’un s’avise qu’il n’y a plus, ou presque plus de ces moules.
    Pourquoi ? comment ? depuis quand ? qu’est-ce qui s’est passé ? est-ce qu’on peut faire quelque chose ? et quoi ?
    Nous pensions sortir du cinéma un peu plus instruits, et se coucher moins bêtes, comme on dit par ici. La moule vit dans une eau très pure, sans nitrate ni phosphate, ni résidus de pesticides. Elle a besoin des truites pour se reproduire, et les truites ont elles aussi besoin d’eau propre, oxygénée et fraîche. Il lui faut des fonds sableux pour s’y enfouir à son aise, sans algues, même très petites, comme celles qui rendent les cailloux visqueux et les pierres glissantes. Dès que les mesures scientifiques montrent qu’il y a plus de 1,7 milligrammes de nitrate par litre d’eau, elle commence à se sentir mal.
    Que nous a-t-on dit sur la qualité de l’eau de l’Ance ? que le nitrate ne dépassait pas 1,5 milligramme par litre, que les pesticides étaient en dessous des normes nationales (et même européennes), à peine quelques microgrammes de glyphosate, là-bas, lorsque l’Ance se rapproche de son confluent ; que les truites étaient nombreuses et alertes, tout à fait capables de transporter les larves de moules dans leurs branchies comme elles l’ont fait pendant des millions d’années.
    Et, en moins de trente ans, les moules ont quasi disparu : il en reste à peine quelques milliers là où il y en avait plusieurs centaines de milliers ; il n’y a presque pas de jeunes.
    Et l’eau est pure, n’est-ce pas ? la ripisylve, les arbres qui bordent les rives, est présente presque partout ; tous les prés sont naturels ; les rejets ponctuels ne sont pas dangereux…

    Alors ?

    Qui raconte des blagues ? les moules qui disparaissent ? les hommes qui mesurent la qualité de l’eau ? les riverains qui entretiennent les prairies naturelles ? Qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on peut faire quelque chose ?

    PS: AJOUT du 11 juillet 2015 : La lettre du contrat territorial de l’Ance du Nord (de juillet) confirme l’existence de 11 points de mesure dans le bassin de l’Ance en 2014 (et en 2015). Et, pourtant, la chargée de mission, présente, a refusé de donner des informations à ce sujet. Incompréhensible.
    RV: EAU « Moules perlières Natura 2000 »

  • Right2water, Qu’est-ce ?

    traduction : Le droit à l’eau. (right = droit; 2 = two = to= à; water= eau
    Une coalition d’associations (dont Pddne) et de syndicats européens a lancé sur le net une ICE : Initiative citoyenne européenne, en décembre 2012, pour le droit à l’eau et l’assainissement par un SERVICE PUBLIC.
    Depuis avril 2012 il est possible de proposer une loi qui a recueilli UN million de signatures dans 7 pays européens.
    right2water a recueilli 1.884.790 signatures dans les temps requis.
    Sans résultat !
    La privatisation de l’eau est trop juteuse pour être abandonnée.
    La commission soutient les firmes privées sur ce sujet, selon la réponse faite le 19 mars 2014.
    PS cette initiative ne ressemble pas à la pétition lancée par Pollinis ! R.V. Au quotidien « vérifiez vos pétitions ».

  • Brève histoire des pesticides

    Les pesticides ont envahi notre vie. Ils sont à présent partout: dans la maison, les rues, les prairies dites « naturelles », l’eau que l’on boit et les rivières où les moules perlières achèvent de mourir, dans les sols.
    Ils sont généreusement répandus, souvent d’avance, avant même que le « ravageur » se manifeste; ils rendent résistantes les mauvaises herbes.
    Ils détruisent les abeilles et déforment nos enfants.
    le Puy-de-Dôme est un hôte fastueux des pesticides, grâce aux Grandes Cultures, censées empêcher le Monde de mourir de faim.
    Vraiment ?
    PS : le mot mortel « néonicotinoïde » a été abrégé en « néocotinoïde » ! Cela n’empêche pas ces perturbateurs endocriniens d’être dévastateurs pour tout ce qui vit, des vers de terre à nos enfants, dès avant leur naissance.

  • Enquête SAGE Allier aval

    Enquête publique sur le Sage Allier aval, 19 janvier 2015- 27 février 2015.
    8 dossiers (fichiers) dont un seul, le PAGD, le plus long est l’objet de l’enquête publique. Les autres servent d’explications, ou d’éclairage.
    Toutes les cartes sont illisibles. Merci l’informatique.
    Le texte n’est pas illisible, mais il manque de visibilité. Les 8 « enjeux » imposés dès le début ne sont pas étayés d’informations précises; ils sont tellement généraux qu’ils pourraient convenir à toutes les rivières de France.
    La pollution? elle est « diffuse »
    Les pesticides ? allons, les agriculteurs s’en occupent. Ecophyto aussi
    Les nitrates? La ZVN date de 2012 !!! Et celle de 2009 ? disparue
    Au point que les autorités environnementales tordent le nez et trouvent ce travail bien léger. On lit entre les lignes : « pipi de chat, roupie de sansonnet, pet de lapin… » Mais il faut satisfaire la « démocratie participative ».
    Alors, participez pendant qu’il est temps.
    Le seul véritable « enjeu » est de démontrer (?) que notre rivière Allier est aussi propre que possible et que tout est fait pour la soigner au mieux. Aucun responsable dans une pollution qui n’existe pas !
    Le texte « sageaa » est une ébauche de contribution; il ne sera pas envoyé tel quel.
    Pour en savoir plus, R.V. Eau : »La science et l’Etat au service des carriers »

  • Néonicotinoïdes dès 1993

    La Galipote, n°100, automne 2002
    « En mars 1993, Bayer lance le Gaucho, un « nouvel insecticide qui protège le tournesol au travers de sa semence ». Sa longue durée d’action le rend efficace « pendant toute la période de sensibilité du tournesol » contre les taupins et les pucerons… C’est à une autre page de La France Agricole que l’on apprend qu’il contient de l’imidaclopride. Le rédacteur de cette brève déplore qu’ »étant donné son homologation tardive, seules certaines variétés pourront être traités par le Gaucho ». (La FA, n°2485, p. 41 et 36).Il ajoute que l’homologation est provisoire. Et confond ce produit « systémique » incorporé à la graine avec un pesticide ordinaire pulvérisé en cours de culture.

    L’homologation est restée provisoire : les tests de toxicité n’ont été faits que très tardivement et de façon minimaliste.
    Le « journaliste » ne disposait que d’informations partielles, limite erronées.
    Depuis toutes les cultures industrielles ont leurs graines « enrobées »: augmentation de 9% des phytos en 2013, portant sur les pesticides systémiques et les fongicides (année pluvieuse).
    Encore maintenant, on dit peu que la plante est ainsi transformée en insecticide, jusqu’au pollen et nectar, dans ses feuilles et fruits qui arrivent dans nos assiettes. Que le sol est également contaminé par l’insecticide systémique. Qu’il reste dans le sol de longs mois (années) et étant soluble dans l’eau il diffuse vers les cours d’eau.(Générations futures)
    On sait maintenant qu’il attaque le système nerveux et, donc, les fonctions cognitives : les abeilles ne retrouvent plus leurs ruches, comme les apiculteurs l’avaient remarqué dès les années 90. Et que pouvant atteindre les êtres humains, via l’alimentation et l’eau nos fonctions cognitives à nous sont également en sursis.
    MERCI BAYER et consorts : vous réalisez 40% de vos bénéfices sur la liquidation de la nature, nous et vous compris.
    Et ce sont ces 40% qui « empêchent » la Commission et notre Sénat d’interdire ces poisons.
    Attention à ces 40% qui sont fournis par la profession et repris partout !
    Nous sommes taupins et pucerons.

  • L’abeille au Sénat

    Mercredi 4 février 2015, débats au Sénat sur une proposition de loi interdisant les néonicotinoïdes : des insecticides qui agissent sur le système neuronal de tous les insectes, « ennemis des cultures » comme pollinisateurs.
    Piètre séance : les sénateurs se succèdent pour déconseiller l’adoption de cette loi. Chacun lit laborieusement un texte qu’il connaît peu, et ânonne le mot néonicotinoïde qui lui était apparemment étranger le jour d’avant. Plusieurs refrains sont entonnés par nos élus : La science, rien que la science ; laissons faire nos agences, l’européenne Efsa, la française Anses ; la mort des abeilles est multifactorielle.
    Sur les sièges de peluche rouge, brièvement éclairés par les caméras de Public Sénat, les rares sénateurs présents baillent, somnolent, discutent, tweetent.
    Puis vient le ministre de l’agriculture. Il parle sans papier, au début. Lui, au moins, ne bute pas sur le mot néonicotinoïde, hésite à peine sur les trois molécules principalement utilisées, pour rappeler qu’elles ont déjà été réduites sur certaines cultures. On l’écoute mieux : La science, rien que la science ; la mort des abeilles est multifactorielle ; nous avons des Agences, laissons-les faire. Puis il consulte ses notes pour égrener les milliards que notre agriculture et ses fournisseurs perdraient s’ils renonçaient à ces insecticides…
    Multifactoriel ! mot magique. Tous les cancers, autres que celui causé par l’amiante, sont multifactoriels. La Science ne reconnaît qu’une seule cause d’un seul effet. C’est ce que l’on vous dit quand vous suppliez les médecins d’alerter et d’informer les bien-portants sur les dangers des pesticides. En agriculture, les pesticides vont tuer aussi les insectes pollinisateurs (encore un mot difficile à prononcer pour nos élus), mais leur mort reste multifactorielle.

    Monsieur le ministre, vous l’avez dit vous-même, les néonicotinoïdes agissent sur le système nerveux des abeilles, les désorientent et elles ne retrouvent plus leur ruche. Ce n’est pas « unifactoriel », ça ? Les abeilles qui ne retrouvent pas leur ruche meurent. Tous les apiculteurs sont témoins de ce phénomène. Ils l’observent depuis 1996, depuis qu’une autorisation provisoire a été accordée pour l’enrobage des semences, autorisation assortie de l’obligation de compléter les tests de toxicité, ce qui n’a pas été fait.
    Pas d’étude, pas de toxicité, c’est la science de l’Afssa devenue Anses.
    Et le Groupe de travail sur les pesticides systémiques, ce n’est pas de la science ?
    Monsieur le ministre, messieurs les élus, les néonicotinoïdes infligent aux abeilles, et à tous les autres pollinisateurs, une mort directe, unifactorielle. Même si le mot n’existe pas encore, il est facile à prononcer.

    Efsa : autorité européenne de sécurité des aliments (European Food Safety Authority)
    Anses: Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
    Afssa: Agence française de sécurité sanitaire des aliments

  • Moules perlières Natura 2000

    Comme annoncé en janvier 2015, la DREAL soutient le travail de Natura 2000 sur la préservation des moules perlières. Il y a des crédits européens pour cela car le Massif Central est un des rares territoires où elles sont encore présentes dans quelques cours d’eau dont l’Ance du Nord et l’Arzon (SAGE Loire Amont)
    Le 22 juin s’est tenue, à Saint-Anthème, une réunion du COPIL dont voici le résumé, en attendant le compte-rendu officiel.
    PS : AJOUT DU 11 JUILLET: Il y a, pour 2014 et 2015, 10 stations de mesures dans le bassin de l’Ance. Les résultats de 6 sur 10 sont « bon état écologique ». Mais le document diffusé début juillet par le Contrat territorial de l’Ance du Nord ne dit pas où, pas plus que les données précises (document grand public).
    Et la pêche de contrôle du 16 avril a permis de trouver 15% de truites porteuses de glochidies (larves de moules). bien meilleur résultat qu’en 2014 !
    Ces infos n’étaient pas connues du public de base lors de la réunion du 22 mai.
    Aussi, RV: EAU « moule perlière ma chérie »‘

  • Schéma des carrières 2014

    Le schéma départemental des carrières a été révisé en 2014, après des années d’atermoiements.
    Donné à la consultation du public, il légitimait une carte des alluvions de l’Allier faite à la demande des carriers, commandées par la Drire (aujourd’hui Dreal) qui ne tenait compte que des 3 mois d’été : belle façon de rendre « secs » une notable partie d’alluvions et de les livrer à la gourmandise des carriers !

  • La science et l’Etat au service des carriers

    Depuis plusieurs années, l’association AEPANA se bat contre une « étude d’opportunité », faite par la Drire (aujourd’hui Dreal) à la demande des carriers qui « rectifie » la carte hydrogéologique.
    Tous les tribunaux saisis ont donné raison à l’AEPANA et… cette carte est aujourd’hui validée.
    Incroyable !
    Ci-dessous le dernier recours de l’AEPANA.

    Qui fait la loi, dans notre beau pays ?

  • REFUSEZ L’INCINERATEUR !

    COLLECTIF D’ASSOCIATIONS CONTRE L’INCINERATION DES DECHETS DANS LE PUY DE DOME

    LETTRE OUVERTE AUX ELUS DU CONSEIL GENERAL

    Madame, Monsieur,

    Vous allez voter Mardi 16 décembre pour approuver ou rejeter le Plan Départemental de Prévention et de Gestion des Déchets Non Dangereux (PDPGDND). Ce plan conforte l’incinération comme traitement principal des déchets ménagers et des activités économiques (ex-DIB) issus de tout le département et du Nord de la Haute Loire avec la porte ouverte à des origines plus lointaines.
    L’enquête publique susceptible de récolter l’avis de la population a été bâclée car réalisée en période de vacances d’été et les conclusions des commissaires enquêteurs évacuées par le Conseil Général.
    Toutes les associations de défense de l’environnement et des consommateurs sont opposées à ce plan.

    Refusez cette caricature de démocratie pour ne pas en être les complices.

    Cette grosse usine centralisée va générer de longs transports routiers polluants et dangereux (aucun transport par rail).

    Affirmez votre préférence pour des traitements de proximité sans incinération.

    La technique de l’incinération est très polluante à cause de l’enfouissement des mâchefers sous les routes qui vont au fil du temps disséminer leur forte charge de produits toxiques, et contaminer l’atmosphère avec les fumées. Dans son rapport du bilan 2013, Vernéa/SUEZ a menti aux représentant de la population en affirmant que même lors des incidents les fumées étaient filtrées. C’est faux ! Et en réunion de commission (CSS), Vernéa/SUEZ a piteusement avoué la présence d’une cheminée de sécurité prévue pour laisser échapper les fumées non traitées lors de certains dysfonctionnements. Nous avons calculé qu’en 2014, les feux de fosse et de four ont probablement envoyé dans l’atmosphère plus de polluants non comptabilisés que le maximum autorisé par l’arrêté préfectoral !

    Votre responsabilité de l’empoisonnement de tout le territoire est engagée et il vous faudra en rendre compte dans votre bilan de mandat qui finit en mars 2015.

    Cet investissement très cher doit fonctionner au maximum de sa capacité au détriment d’une réelle prévention et du pouvoir d’achat des citoyens.

    Refusez ce projet inutile, coûteux et dangereux.

    Votez contre le plan de prévention et de gestion des déchets non dangereux.