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Glyphosate? ON HESITE

20/10/2017 | Fulgence

Hésitations pour interdire le glyphosate; réhomologation prévue le 25 octobre 2017:
Arguments :
"On ne sait pas encore s'il est dangereux", répètent ceux qui l'utilisent (qui le font utiliser par leurs 'collaborateurs').
Toutes les études 'indépendantes' le démontrent; le CIRC l'a classé 'cancérigène probable' en mars 2015; les témoignages recueillis dans le monde entier lors du procès citoyen de La Haye en octobre 2016 et filmé par M M Robin (Arte, 17 oct 2017); tous le disent toxique.
"Nos études le déclarent inoffensif pour l'homme". Comme le dit le Glyphosate Task Force fondé par Monsanto; comme l'affirme le BfR (institut fédéral allemand d'évaluation des risques), les experts allemands chargés de son évaluation par la Commission européenne; comme ne cesse de le crier Monsanto lui-même.
Monsanto lui-même et le BfR parlent au nom du secret commercial qui leur permet de ne pas divulguer les résultats de leurs recherches. Las, récemment, le secret a été levé et il apparaît que le producteur de l'herbicide le plus vendu au monde (avec d'autres firmes) connaissait très bien la dangerosité de sa molécule, accrue par les surfactants non évalués mais ajoutés pour en augmenter la pénétration.
"Le glyphosate est indispensable à l'agriculture; sans lui le monde mourrait de faim; et les agriculteurs seraient ruinés; et les producteurs verraient baisser sérieusement leur chiffre d'affaires".
Ben oui ! ce dernier argument est même le seul qui est écouté par nos responsables : qu'une partie de la population, censée être "nourrie", meure de divers cancers ou vive en mauvaise santé, ou voie ses enfants naître avec des malformations importantes; qu'insectes et oiseaux disparaissent en silence; que les sols deviennent eux aussi incapables de vivre; non, non, cela n'a rien d'alarmant.
Le plus gros danger du glyphosate (de son interdiction) c'est la diminution des bénéfices des firmes qui le produisent.
Mais nos politiques français hésitent, l'épée de la FNSEA dans les reins.
Ils ont déjà entériné (via une décision européenne) la diminution importante des subventions à l'agriculture bio; ils espèrent maintenant une demi mesure, autoriser le poison pour 2 ans, voire 3, le temps de trouver une alternative.
Car personne ne s'en est soucié depuis 1975 !

Greenpeace et la pétition ICE

05/07/2017 | Fulgence

C'est une pétition rendue possible par le Traité de Lisbonne de 2012, mais très peu utilisée.
Les citoyens, s'ils sont assez nombreux à la signer, peuvent proposer une nouvelle loi à la Commission européenne.
Il s'agit, dans cette pétition ICE, Initiative Citoyenne Européenne de demander l'interdiction du glyphosate,
Elle court depuis le 25 janvier 2017, jusqu'au 25 janvier 2018
HELAS: ELLE EST TERMINEE DEPUIS FIN JUIN AVEC 1.300 000 MILLE SIGNATURES
Elle a déjà dépassé le million de signataires
MAIS, il faut continuer avec la pétition de Générations futures qui demande à Nicolas Hulot de dire NON à la réhomologation du glyphosate, via Facebook.
Le glyphosate et les herbicides (dont le roundup) qui contiennent cette molécules sont cancérogènes probables pour l'homme, et nuisent gravement à tout ce qui vit, vole, rampe, nage, ainsi que la composition des sols de l'eau et de l'air.
Le glyphosate est aussi un perturbateur endocrinien !

MoveOn est une ONG américaine et seule son implantation à Berlin est récente.
Et nous autres, alors, pourquoi n'avons-nous pas de lanceur de pétition européen. On a bien Ariane, que diable !
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Taupiers actualités

17/04/2017 | Fulgence

Le 1er avril 2017, Fulgence a reçu un courrier d'Ombeline Sagamore qui nous donne un aperçu futuriste de la lutte sans fin contre les taupiers.
Lire ci-dessous
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La Fredon et le Zéro phyto

22/01/2017 | Fulgence

Depuis le début du siècle, les statistiques sont stables : les usagers non agricoles utilisent 10% des pesticides déversés en France (jardins, entreprises publiques comme la SNCF). Et cela, malgré l’augmentation continue des usages agricoles et la diminution réelle des autres, en particulier les villes. Lancé au début des années 2000, un peu partout dans le désordre, l’enjeu « zéro phyto » est remis à l’honneur en 2012. Qui va mener la lutte contre les indésirables de nos trottoirs et de nos parcs ? Les élus, bien sûr. Mais qui va les conseiller ? Les associations d’environnement ou les professionnels des « phytosanitaires » ?

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Publicité, intox et géranium

12/01/2017 | Mme Michu

Acidepélargonique

Publicité, intox et géranium

Les nouveaux commerçants du Système-U annoncent (pub de jan 2017) qu’ils ont supprimé les « produits jardin à base de glyphosate », et (sur leur site), qu’ils remplacent le glyphosate par de l’acide pélargonium, un produit phytosanitaire « biocontrôle », étant une substance naturelle.
L’année 2017 commence en fanfare : Une partie non négligeable de la grande distribution s’oppose avec intelligence et de façon positive à l’imprégnation généralisée de glyphosate que l’on retrouve dans les urines humaines (à 44%) et aussi dans les bières européennes (à 40%). De plus, le site offre au lecteur un historique bien construit de « l’exposition par le régime alimentaire » qui fait de nous un produit humain à base de glyphosate. Au secours ! Super-U répond présent.
Bien
Il s’agit réellement d’un produit controversé, au point que l’EFSA a fixé, en novembre 2015 « une dose aigüe de référence » de 0,5 mg/kg de poids corporel, comme si l’on pouvait, par mégarde, en avaler autant, comme de la mort-aux-rats. Le glyphosate n’est pas comme du sel de table et son ingestion se fait sans le savoir par notre alimentation.
Oui, mais…
Le glyphosate, tombé dans le domaine public en 2000, est proposé par la plupart des industriels sous des formulations différentes. Depuis 2012, il attend une ré-homologation qui tarde à venir « à cause de retards » qui ne sont pas expliqués. Ces « retards » recouvrent une lutte déjà ancienne des opposants écologistes puisque la première condamnation pour publicité mensongère du roundup (dont la molécule est le glyphosate) date de 1998, à New-York. Il est vrai que les opposants pointent les dégâts sur l’environnement et seulement récemment sur l’ingestion par l’alimentation.
Donc
Les campagnes virulentes des ONG d’Europe et de France remontent, pour Super-U, aux années 2015 et 2016. Même si, plus bas, l’on apprend que les analyses d’urine datent de 2013. Cela permet ( ?) de passer sous silence les travaux de l’équipe de Séralini puisqu’ils ont été ré-acceptés en 2015. Super-U a la mémoire sélective bien qu’il mentionne la très controversée déclaration du CIRC sur l’action cancérogène probable. Et la plainte de Générations Futures pour « tromperie aggravée » du 18 mai 2016.
Le positionnement de Super-U conclut fermement cet historique abrégé :
« Compte tenu des attentes des consommateurs, des controverses sanitaires, sociétales et environnementales sur le sujet Super-U a éliminer {sic} de son offre MDD le glyphosate depuis 2015 et, au regard de ses convictions, a souhaité aller plus loin en stoppant la commercialisation des produits NM possédant cette molécule dès 2017 ». L’acide pélargonium, issu d’une substance naturelle, produit « biocontrole » remplace le si décrié glyphosate.
Sauf que
Un produit phytosanitaire « biocontrôle » attend encore un cadre réglementaire clair. Pour lui, les tests toxicologiques et écotoxicologiques ne sont pas obligatoires et l’acide pélargonique mis au point en 2012 et additionné d’un antigerminatif chimique ne peut pas être déclaré sans danger. Ce n’est en aucune façon un produit naturel et il n’est pas autorisé en culture biologique, ni par la charte Terre Saine.

La publicité de Super-U est foutrement déficiente :
Erreur sur le nom du produit
Les informations fournies sur le site le sont également :
La composition du désherbant qui remplace le glyphosate n’est pas indiquée. La substance naturelle du pélargonium est additionnée d’un produit chimique, l’hydracide maléique qui est un anti germinatif
L’emploi du mot « biocontrôle » est trompeur

Le cortège des pro-pélargonium utilise les mêmes artifices
Alerte-environnement écrit : « vus avez bien lu : EELV dénonce un ‘pesticide bio’ plus dangereux que le glyphosate ». Et se garde bien de dire qu’il n’est pas autorisé en Bio.
Le Figaro (25 11 2015) est lyrique : «  L’acide pélarnogique {sic} » extrait de tournesol avec des adjuvants aussi ‘biosourcés’, n’est autorisé que dans les espaces publics…

La meilleure information nous vient de deuxsevres.eelv.fr : « les nouveaux désherbants bio, un miroir aux alouettes » du 19 juin 2015. Un petit tour sur la page 1 de Google ‘acide pélargonique bio’ est aussi amusant qu’instructif, comme vous venez de le lire.

Système-U bannit le glyphosate

10/01/2017 | Fulgence

Le Glyphosate selon Système-U

Quatre grandes pages dans Le Monde du lundi 8 janvier 2017 où « Les nouveaux commerçants » du Système-U, annoncent qu’ils suppriment le glyphosate dans « les produits de jardin », comme ils ont supprimé, les années précédentes, "plus de 60 substances controversées dans plus de 6000 produits U ».
Bravo et encore bravo.
Mais pourquoi annoncer la suppression du glyphosate sur « les produits jardin à base de glyphosate » ? cette formule pour le moins curieuse désigne quoi ? tous les légumes ? seulement ceux qui poussent dans des jardins ? Depuis quand Système-U se fournit-il auprès des particuliers ? qui, par ailleurs, doivent prochainement renoncer aux désherbants à base de glyphosate.
Et puis que veut dire « à base de glyphosate » ? que les carottes et les pommes de terre sont composées de glyphosate ? Que cette substance est ajoutée dans la plante ?
Désherber une culture légumière, pardon un « produit jardin », avec du roundup aurait ainsi pour effet d’introduire cette molécule à l’intérieur de la carotte ; c’est admettre qu’un arrosage de roundup suffirait pour faire d’un tubercule de pomme de terre un « produit à base de glyphosate » ?
Formule intéressante, et hélas exacte. Les tests menés depuis 2013 sur l’urine humaine, et récemment sur les bières d’Europe, montrent que peu de personnes et peu de boissons échappent au glyphosate. Nous sommes donc des êtres vivants –humains- « à base de glyphosate », et chaque bouchée, chaque gorgée renforce notre composition chimique. Mais cependant, la présence de glyphosate est particulièrement élevée chez les enfants américains (du Nord).
Comme nous l’apprend le long texte explicatif posté sur le site de Système-U.
Texte, par ailleurs bourré d’omissions, tout aussi informatives…
A suivre

Glyphosate aux mains des lobbys

29/09/2016 | Fulgence

Sur le site Lelanceur.fr, 9 septembre 2016:
Michèle Rivasi fustige le manque de courage de l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) alors que Bruxelles a prolongé jusqu’à fin 2017 l’autorisation du glyphosate, la substance du fameux Roundup, et que l’EFSA est de nouveau au centre d’une polémique. L’association Générations futures l’accuse en effet d’autoriser l’utilisation d’herbicides dangereux pour la santé qui devraient pourtant être interdits. La députée européenne reproche aussi à la Commission européenne présidée par Jean-Claude Juncker d’être plus sensible aux lobbys industriels qu’aux conséquences sanitaires et environnementales. Entretien sans concession.

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Néonicotinoïdes et pollinisateurs

20/08/2016 | Fulgence

On a tellement l'habitude d'avoir des nouvelles de la santé des abeilles que l'on oublie les pollinisateurs sauvages, bien plus nombreux. Le titre de l'article paru dans Le Monde, le 18 août 2016: "Les insecticides néonicotinoïdes triplent la mortalité des abeilles" est erroné: il s'agit des pollinisatuers autres que les abeilles domestiques, qui ont été suivis de 1994 à 2011 par un institut de recherche anglais (à York).
La grande modification, l'augmentation de la mortalité, a eu lieu en 2002, avec l'arrivée des semences enrobées de néonicotinoïdes qui "protègent" la plante des insectes et qui perdurent jusque dans le sol, après les récoltes. Le colza est la culture qui s'est le plus développée. Mais les fleurs qui ont poussé près des champs de colza contaminent aussi les insectes non butineurs…
Tous les insectes étudiés déclinent, cela va de 10% à 30%.
Cela ne veut pas dire que les abeilles ne sont pas atteintes par cette guerre chimique menée contre les insectes, Le Monde a juste raccourci le raisonnement.
L'agriculture "conventionnelle", industrielle, chimique scie la branche qui porte ses "réussites" et ses profits. Ses apprentis-sorciers ne sont plus des apprentis (qui ont droit à l'erreur et aux tâtonnements de l'apprentissage). Ils sont devenus des assassins, tout simplement.
Comment le dire autrement ?
Et nos vaillants sénateurs qui renâclent à interdire les néonics sont ???
Et notre loi sur la biodiversité (du 20 juillet) qui accorde une rallonge jusqu'à 2020 est, comment le dire ?, suicidaire ?

glyphosate ennemi

03/07/2016 | Fulgence

Sus au glyphosate, cette molécule herbicide qui compte à présent plus de 700 formulations commerciales!
Le 24 juin 2016, l'autorisation, en Europe, a été renouvelée pour 18 mois; elle était en débat depuis 2012.
Glyphosate seul, ses formulations commerciales 10 000 fois plus toxiques, "enrichies" en surfactants déciment végétaux, animaux, bactéries, tout ce qui vit dans les sols, sans parler des atteintes à la santé des humains.
Comment se faire entendre des autorités qui refusent de l'interdire ?
Quel rôle jouent les pétitions ? Alors que Avaaz et un petit nouveau, SumOfUs, multiplient les appels.
Et cela est-il bon pour notre information?
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Augmentation foudroyante en 2014

15/03/2016 | Fulgence

En 2014, les agriculteurs ont acheté 16% de produits phytosanitaires de plus.
Jardiniers amateurs et gestionnaires d'espaces verts ont diminué de 2, 2% chaque année pendant trois ans, puis ont ré-augmenté de 10% en 2014.
L'explication serait conjoncturelle : printemps doux, saison pluvieuse etc…
Et les néocotinoïdes utilisés pour "enrober" massivement les semences (légumes comme grandes cultures) doivent être en partie responsables de cette augmentation. Mais, en 2014, une étude a montré qu'ils n'étaient pas utiles : ils disparaissent de la plante avant l'arrivée des ravageurs spécifiques (ne tuant que les insectes non-cibles) et n'augmentant pas les rendements du soja.
En même temps, O surprise (?), les semenciers et fabricants de poisons annoncent la diminution de leurs bénéfices, et des licenciements à travers le monde. Le capitalisme globalisé nous avait habitués à la séquence inverse : bénéfices accrus suivis de "dégraissage" (cf Michelin et autres).
Alors ? cela ressemble à des précautions de panique : faire des provisions avant une interdiction prévisible.
Déjà, l'interdiction de l'atrazine avait été retardée d'un an à cause des stocks qu'il fallait utiliser.
Comme un drogué qui stockerait son crack avant la fin de la fabrication.
Mais hélas, il s'invente tous les jours de nouveaux poisons et drogues.
RV: ci-dessous, "désherber, un plaisir avec enlist duo". "Herbicides dans une aire de jeux d'enfants".

Perturbateurs endocriniens en justice

28/12/2015 | Fulgence

Alors que la Commission européenne n’a toujours pas publié, et ce avec 2 années de retard, les critères scientifiques qui vont permettre d’exclure les pesticides et biocides perturbateurs endocriniens, le Tribunal de la cour de justice de l’Union européenne donne suite aujourd’hui à une plainte de la Suède et reconnaît que la Commission européenne en ne publiant pas ces critères dans les délais à violé le droit de l’Union !

C’est une grande victoire juridique pour tous les défenseurs de l’environnement et de la santé. Il faut maintenant que la Commission européenne arrête de perdre du temps et publie sans délai des critères scientifiques réellement protecteurs qui permettront d’exclure les pesticides et biocides perturbateurs endocriniens afin de protéger la santé des européennes et des européens… et celle des générations futures !
voir ci-dessous "Haro sur les PE, qu'est-ce?" et "L'abeille au Sénat".

Et, surtout, le livre de Stéphane Horel "Intoxication" paru à La Découverte en novembre !  
En savoir plus >

coucou, revoilà les rats taupiers

24/11/2015 | Fulgence

On les croyait l'objet de toutes les sollicitudes. La lutte précoce et collective, mise en place fin 2012 - à titre expérimental- par la LPO était en train de porter ses fruits.
Il suffit d'un mot : "raisonnée". La lutte sera aussi, nous dit, le 23 octobre 2015, l'arrêté de M. le Préfet "raisonnée". Le garant de la salubrité publique emploie un terme créé par l'agriculture raisonnée, ce faux-nez des pesticideurs, inventé en 1992 pour contrer les éventuels bienfaits de la loi sur l'eau. Hélas, un jugement a admis que ce faux-nez était un bienfait pour l'environnement !
De plus, comment peut-on, dans un décret, ordonner de protéger les prédateurs naturels, à plume et à poil, des rats taupiers, tout en classant "nuisibles" les prédateurs poilus ?

RV dans cette rubrique : "Que faire des campagnols", "Les rats taupiers nous emmènent très loin", et "colloque taupiers".
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OMS et pesticides

27/06/2015 | Fulgence

Le 25 juin, l'OMS déclare cancérigènes ou risqués pour l'Homme, 3 pesticides : le DDT, le lindane et le 2,4-D.
C'est le résultat, comme le précise l'association "Génératione futures" du travail de 26 experts de 13 pays différents, réunis à Lyon siège du Circ.

Et, mais, bien sûr, les avis du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), relayés par l'OMS ne sont pas contraignants.
Bravo : Les deux insecticides sont interdits en France; le DDT en 1970, le lindane en 1998. Mais ils n'étaient pas considérés comme dangereux pour les êtres humains. Leur interdiction n'était pas générale dans le monde et ne portait que sur des usages agricoles.
Le lindane restait à usage pharmaceutique, pour les poux de nos enfants ! Quant au 2,4-D, herbicide favori des jardineries, recommandé même en EAJ (emploi autorisé en jardin), nouveau sur la liste, il est classé "peut-être" cancérigène.Et, précise l'association "Générations futures", a des effets "immunosuppresseurs"
La nouveauté de l'OMS est de reconnaître leur action "immunodépressive", avérée chez l'animal et donc "possible" chez l'Homme. 2,4-D et DDT sont aussi des perturbateurs endocriniens.
Il semble que, de plus en plus, le danger présenté par les PE soit enfin reconnu !
RV ci-dessous "Haro sur les PE"; "EAJ, emploi autorisé"; "Néocotinoïdes"; et "Printemps silencieux".

printemps silencieux

20/04/2015 | Fulgence

En 1962, Rachel Carson voyait venir des "Printemps silencieux", des années où les oiseaux ne chanteraient plus en faisant leurs nids, car décimés par les insecticides.
1962, c'était hier: c'est aujourd'hui
La généralisation des pesticides dans notre agriculture compétitive, destinée à nourrir le monde, le détruit.
En particulier les graines enrobées, tant appréciées par les donneurs d'ordre des agriculteurs car la plante, devenue productrice d'insecticide, tue les insectes tout au long de sa vie… (voir plus bas: NEOCOTINOIDES)
Ce printemps aucun oiseau n'a chanté dans un petit hameau cerné de maïs fourrager. Incrédulité générale: "mais ils chantent, j'en entends", oui quelques-uns chantent, d'autres ont fait leur nid dans les hameaux voisins où l'exploitation du sol n'est pas développée à cet extrême.
La disparition des oiseaux est générale et leur silence commence à se faire entendre !
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Brève histoire des pesticides

02/03/2015 | Fulgence

Les pesticides ont envahi notre vie. Ils sont à présent partout: dans la maison, les rues, les prairies dites "naturelles", l'eau que l'on boit et les rivières où les moules perlières achèvent de mourir, dans les sols.
Ils sont généreusement répandus, souvent d'avance, avant même que le "ravageur" se manifeste; ils rendent résistantes les mauvaises herbes.
Ils détruisent les abeilles et déforment nos enfants.
le Puy-de-Dôme est un hôte fastueux des pesticides, grâce aux Grandes Cultures, censées empêcher le Monde de mourir de faim.
Vraiment ?
PS : le mot mortel "néonicotinoïde" a été abrégé en "néocotinoïde" ! Cela n'empêche pas ces perturbateurs endocriniens d'être dévastateurs pour tout ce qui vit, des vers de terre à nos enfants, dès avant leur naissance.

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Néonicotinoïdes dès 1993

15/02/2015 | Fulgence

La Galipote, n°100, automne 2002
"En mars 1993, Bayer lance le Gaucho, un "nouvel insecticide qui protège le tournesol au travers de sa semence". Sa longue durée d'action le rend efficace "pendant toute la période de sensibilité du tournesol" contre les taupins et les pucerons… C'est à une autre page de La France Agricole que l'on apprend qu'il contient de l'imidaclopride. Le rédacteur de cette brève déplore qu'"étant donné son homologation tardive, seules certaines variétés pourront être traités par le Gaucho". (La FA, n°2485, p. 41 et 36).Il ajoute que l'homologation est provisoire. Et confond ce produit "systémique" incorporé à la graine avec un pesticide ordinaire pulvérisé en cours de culture.

L'homologation est restée provisoire : les tests de toxicité n'ont été faits que très tardivement et de façon minimaliste.
Le "journaliste" ne disposait que d'informations partielles, limite erronées.
Depuis toutes les cultures industrielles ont leurs graines "enrobées": augmentation de 9% des phytos en 2013, portant sur les pesticides systémiques et les fongicides (année pluvieuse).
Encore maintenant, on dit peu que la plante est ainsi transformée en insecticide, jusqu'au pollen et nectar, dans ses feuilles et fruits qui arrivent dans nos assiettes. Que le sol est également contaminé par l'insecticide systémique. Qu'il reste dans le sol de longs mois (années) et étant soluble dans l'eau il diffuse vers les cours d'eau.(Générations futures)
On sait maintenant qu'il attaque le système nerveux et, donc, les fonctions cognitives : les abeilles ne retrouvent plus leurs ruches, comme les apiculteurs l'avaient remarqué dès les années 90. Et que pouvant atteindre les êtres humains, via l'alimentation et l'eau nos fonctions cognitives à nous sont également en sursis.
MERCI BAYER et consorts : vous réalisez 40% de vos bénéfices sur la liquidation de la nature, nous et vous compris.
Et ce sont ces 40% qui "empêchent" la Commission et notre Sénat d'interdire ces poisons.
Attention à ces 40% qui sont fournis par la profession et repris partout !
Nous sommes taupins et pucerons.

L'abeille au Sénat

08/02/2015 | Nestorine

Mercredi 4 février 2015, débats au Sénat sur une proposition de loi interdisant les néonicotinoïdes : des insecticides qui agissent sur le système neuronal de tous les insectes, « ennemis des cultures » comme pollinisateurs.
Piètre séance : les sénateurs se succèdent pour déconseiller l’adoption de cette loi. Chacun lit laborieusement un texte qu’il connaît peu, et ânonne le mot néonicotinoïde qui lui était apparemment étranger le jour d’avant. Plusieurs refrains sont entonnés par nos élus : La science, rien que la science ; laissons faire nos agences, l’européenne Efsa, la française Anses ; la mort des abeilles est multifactorielle.
Sur les sièges de peluche rouge, brièvement éclairés par les caméras de Public Sénat, les rares sénateurs présents baillent, somnolent, discutent, tweetent.
Puis vient le ministre de l’agriculture. Il parle sans papier, au début. Lui, au moins, ne bute pas sur le mot néonicotinoïde, hésite à peine sur les trois molécules principalement utilisées, pour rappeler qu’elles ont déjà été réduites sur certaines cultures. On l’écoute mieux : La science, rien que la science ; la mort des abeilles est multifactorielle ; nous avons des Agences, laissons-les faire. Puis il consulte ses notes pour égrener les milliards que notre agriculture et ses fournisseurs perdraient s’ils renonçaient à ces insecticides…
Multifactoriel ! mot magique. Tous les cancers, autres que celui causé par l’amiante, sont multifactoriels. La Science ne reconnaît qu’une seule cause d’un seul effet. C’est ce que l’on vous dit quand vous suppliez les médecins d’alerter et d’informer les bien-portants sur les dangers des pesticides. En agriculture, les pesticides vont tuer aussi les insectes pollinisateurs (encore un mot difficile à prononcer pour nos élus), mais leur mort reste multifactorielle.

Monsieur le ministre, vous l’avez dit vous-même, les néonicotinoïdes agissent sur le système nerveux des abeilles, les désorientent et elles ne retrouvent plus leur ruche. Ce n’est pas « unifactoriel », ça ? Les abeilles qui ne retrouvent pas leur ruche meurent. Tous les apiculteurs sont témoins de ce phénomène. Ils l’observent depuis 1996, depuis qu’une autorisation provisoire a été accordée pour l’enrobage des semences, autorisation assortie de l’obligation de compléter les tests de toxicité, ce qui n’a pas été fait.
Pas d’étude, pas de toxicité, c’est la science de l’Afssa devenue Anses.
Et le Groupe de travail sur les pesticides systémiques, ce n’est pas de la science ?
Monsieur le ministre, messieurs les élus, les néonicotinoïdes infligent aux abeilles, et à tous les autres pollinisateurs, une mort directe, unifactorielle. Même si le mot n’existe pas encore, il est facile à prononcer.

Efsa : autorité européenne de sécurité des aliments (European Food Safety Authority)
Anses: Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail
Afssa: Agence française de sécurité sanitaire des aliments

Désherber, un plaisir avec enlist duo

12/12/2014 | Fulgence

Le round up montre des signes de faiblesse: Monsanto et Dow Chemical ont fait homologuer aux Etats-Unis un nouvel herbicide, le enlist duo, combinaison de glyphosate et de 2,4-D encore plus dangereux.
Un peu d'histoire pour comprendre ce qui nous attend.

13 février 2016
L'homologation de enlist duo a été laborieuse et n'est pas encore acquise.
"On" l'attendait avec impatience début février 2013. Elle a été accordée "définitivement" fin décembre 2014.
Puis l'autorisation a été levée "provisoirement" en novembre 2015 à cause de l'absence d'études sur les pollinisateurs. Et encore retardée en février 2016, en attendant de nouvelles expertises sur la dangerosité de la synergie Glyphosate/2-4,D.
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Nous sommes tous des abeilles

09/12/2014 | Fulgence

Nous sommes tous semblables. Tous les êtres vivants mangent et boivent, ils respirent et digèrent; ils sont vulnérables aux perturbateurs endocriniens, substances fabriquées par l'Homme, que l'on trouve partout dans les objets quotidiens et dans les pesticides de l'agriculture "conventionnelle", autrement dit industrielle, compétitive, mortifère.
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Les pollinisateurs meurent aussi

27/08/2014 | Fulgence

Voilà que l'INRA (institut national de la recherche agronomique)lance l'alerte : les pollinisateurs sauvages, insectes, papillons etc, sont aussi décimés par les poisons de l'agro-chimie. Et par d'autres causes s'empresse de dire ce vénérable institut qui a si bien servi (sur ordre de nos élus) le développement de l'agro-chimie.
Au nom du développement, pour 'nourrir le monde', sûrement pas pour tuer les abeilles et les papillons.
Ce sont - seulement- quelques chercheurs de l'INRA, à l'origine d'un groupe international qui lancent cette alerte. le 'Task Force on Systemic Pesticides'(coalition contre les pesticides systémiques), qui sont aussi des perturbateurs hormonaux. Annonce faite en juin 2014, en toute discrétion.
Maintenant, on va compter les survivants. Il est grand temps. Puis on ira supplier à deux genoux les fabricants de poisons qui 'nourrissent le monde' de lever le pied sur les épandages, sur les semences enrobées (qui transforment la plante en insecticide, tout comme une plante GM, y compris les parties qui seront mangées).
Mais notre monde est une totalité : après les herbicides les insecticides ! Les abeilles et autres pollinisateurs ont aussi un 'microbiote' (intestin plein de bactéries), comme nous les humains.
Merci à ceux qui tuent, impunément, avec les faveurs des gouvernants et des 'scientifiques'.
Si tu sèmes le vent, tu récoltes la tempête, MAIS SI TU SÈMES L'IGNORANCE, TU RéCOLTES LA MORT !

Haro sur les PE, Qu'est-ce?

24/08/2014 | Fulgence

Le film diffusé sur Arte le 9 août 2014, à 19H, "Endoc(t)rinement", relate les difficultés rencontrées par la commission européenne pour réglementer les PE (perturbateurs endocriniens).
Vrai roman policier, avec ses acteurs maléfiques et les efforts (encore vains à ce jour) pour obtenir une réglementation qui tienne compte de la santé publique.
Car les PE sont des poisons que nous ingérons quotidiennement: nous les mangeons, nous les respirons, nous les manipulons.
Et ceux qui, en les utilisant dans de multiples objets quotidiens, en tirent profit, ne souhaitent pas dépenser leurs "économies" pour trouver des molécules de substitution.
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Pesticides partout, Bio décriée

20/06/2014 | Fulgence

Chaque fois qu'une rafale d'analyses fait apparaître des résidus de pesticides dans des aliments bio, l'industrie chimique se frotte les mains et en fait ses gros titres. Elle concède juste, du bout des lèvres qu'il pourrait y en avoir un peu moins…
Et voilà que l'Inra s'y met : Le colloque du 14 octobre 2013, fut hâtivement préparé, avec un intitulé biaisé :
"Comment rendre l'agriculture biologique plus productive? Comment organiser la transition de l'agriculture conventionnelle vers une agriculture plus durable ?"
Il a déclenché une critique véhémente du syndicat SUD-RE, et des protestations non moins déterminées des chercheurs qui n'avaient pu faire valoir nombre de travaux favorables à la Bio.
Le travail est en train d'être repris, sur des bases plus saines.
Comme on sait, il est interdit de dire que l'alimentation bio est bonne pour la santé (l'agriculture bio est mise sur le même plan que les yaourts de l'agro-industrie), mais voilà, il y a (au moins) une association qui le proclame clairement, avec des preuves, celles-là qui n'avaient pu figurer dans le colloque, et d'autres.
NB:Lire dans Download : "Manger Bio réduit votre exposition aux pesticides de 90%"

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Comment remplacer les abeilles

10/05/2014 | Fulgence

Les abeilles diminuent ? on ne sait pas pourquoi d'ailleurs. Ce ne sont surtout pas les insecticides répandus avec diligence sur toutes les cultures, disent nos responsables.

Mais pas de souci : ON va les remplacer :
Les Chinois montrent la voie : il suffit de polliniser à la main, ce qu'ils font depuis les années 1980; belle photo à l'appui d'une femme perchée dans un pommier.
D'ailleurs, elles sont déjà remplacées par tous les autres insectes pollinisateurs: la preuve, une cascade d'infos sur ces sauveteurs naturels.

Et notre agence nationale de sécurité sanitaire a pondu un magnifique rapport (7 avril, commission européenne) où le mot pesticide ne figure pas, ni insecticide, ni même produit phytosanitaire. Sujet de ce rapport ? mesurer la mortalité NATURELLE des abeilles domestiques… Ben voyons!

médecins contre pesticides

05/03/2014 |

1200 médecins lancent un appel pour que cesse l'empoisonnement généralisé par les pesticides.
Attention : la pétition ne peut être signée que par un médecin !
http://www.alerte-medecins-pesticides.fr/?page_id=544

PS l'appel date de septembre 2013
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Visite à la DRAF: VTH peu connus

08/08/2013 |

La Direction régionale de l'agriculture et de la forêt représente le ministère du même nom à l'échelle régionale.
Le Service de la Protection des Végétaux veille à l'application des lois sur la protection des végétaux, de la réglementation sur l'usage des produits phytosanitaires que sont les herbicides, fongicides et insecticides.
Ainsi que sur la réglementation sur les OGM.
Les VTH, variétés tolérantes aux herbicides, sont créés par accélération de leurs capacités de mutation; ce sont des OGM qui ne portent pas ce nom et qui entraînent les mêmes effets.
Principalement la résistance des "mauvaises herbes" à l'herbicide que la plante cultivée "tolère", car elle a été sélectionnée sur une variété qui a muté après manipulation.
Le service de la protection des végétaux semblait ignorer les problèmes entraînés par cette innovation, exposés dans une expertise de l'INRA publiée le 16 novembre 2011.
Voici le compte-rendu de la visite faite le 16 juillet 2013 par plusieurs associations et collectifs du Puy-de-Dôme:
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EAJ= emploi Autorisé au Jardin= sigle trompeur

02/04/2013 | marie

Le texte 'herbicides dans une aire de jeux' parlait des herbicides qui portent la mention EAJ (emploi autorisé au jardin). Cette formule rassurante vient de l'arrêté du 6 octobre 2004 relatif aux conditions d'autorisation et d'utilisation de la mention 'emploi autorisé dans les jardins'. Seuls les produits portant la mention EAJ peuvent être utilisés par les jardiniers amateurs.
Ces herbicides, vendus en grandes surfaces et dans les jardineries (sauf Botanic depuis 2008 et plus récemment Leclerc), excluent quelques molécules dangereuses, mais en conservent d'autres, comme le 2-4 D et les perturbateurs endocriniens. Voir le rapport EXPERT de Générations futures
Votre jardin, vos légumes et votre santé ne tolèrent aucun pesticide chimique.
La binette, la main, le désherbage thermique sont les seuls à garantir la qualité de notre travail. Voir plus bas "herbicides dans une aire de jeux d'enfants"

colloque taupiers

28/01/2013 | marie

Le 22 novembre dernier, à Besançon, le Fredon Franche Comté invitait le Fredon Auvergne à un colloque sur les rats taupiers.
PdDNE n'avait pas les moyens de s'y rendre, mais a envoyé un texte pour y participer.
Nous avons exploré la biodiversité humaine, celle qui escorte l'éleveur-agriculteur pour montrer qu'il s'agit bien d'une lutte collective, comme le recommande le Ministère de l'agriculture. En attendant un décret prochain…
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Les rats taupiers nous emmènent très loin

08/12/2012 |

Le Paysan d'Auvergne du 16 novembre 2012 publie le Bulletin de santé du végétal:
Alerte générale, récapitulatif sur plusieurs communes, même où une pullulation a eu lieu en 2011
...
Comment comprendre ces alertes, au-delà de la présence continue des campagnols?
...
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Que faire des campagnols, alias rats taupiers?

12/03/2012 | Fulgence

Les campagnols ravagent le département, et La Montagne du 10 mars 2012 nous apprend que c'est la faute des environnementalistes qui empêchent l'usage du poison Bromadiolone.

Les oiseaux de proie, également prédateurs des campagnols, sont empoisonnés par leurs proies tuées par la bromadiolone.
La pullulation est cyclique, et donc prévisible.
Notre Préfet a déclaré non nuisibles les renards et les mustélidés (martres, fouines et autres "moutial"), fin décembre 2011, et seulement dans les cantons atteints par la pullulation, et après que des dizaines de milans royaux aient été retrouvés morts.

A présent, ce sont les environnementalistes qui sont déclarés nuisibles par les adversaires des campagnols qui ne connaissent que le poison pour contrer un animal dont les naturalistes connaissent les moeurs depuis longtemps.

Dans le Jura, gros producteur de fromage, les pâturages qui connaissent les mêmes pullulations, n'ont pas été replantés de haies qui fragmentent l'espace souterrain et freinent l'expansion des rongeurs, comme l'espérait un colloque tenu en 2002. Les prédateurs des campagnols ne sont toujours pas protégés. Le piégeage est, certes, encouragé plus fortement que chez nous. Et les coopératives sont plus attentives à la qualité des herbages et de la vie des producteurs.
Mais la lutte chimique reste l'arme principale, mise sous surveillance par la LPO, avec deux vagues d'actions en justice, en 2003 et 2008. On traite moins, on encourage les paysans qui traitent à "descendre de leurs tracteurs" pour ne pas traiter en continu, ce qui crée, l'année suivante, des pré-galeries pour les rongeurs, et facilite leur multiplication. Et bien d'autres travaux pointus.
Ici, ce ne sont que cris de rage, encouragement à la destruction, des campagnols, voire des "environnementalistes.
L'Auvergne a quinze ans de retard, et en est fière. Dommage

herbicides dans une aire de jeux d'enfants

04.11.2011 | marie

A Montferrand, le 6 septembre 2011, de l'herbicide a été pulvérisé dans une aire de jeux par les services de la Ville de Clermont-Ferrand.
Intervention 'banale' qui demande quelques éclaircissements.
Et alors que les villes voudraient atteindre le "zéro phyto".
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Comment la science truque ses résultats; une certaine science

14.10.2011 | marie

Les résultats d'une enquête sur la santé des agriculteurs (provisoires) viennent d'être publiés. Une dépêche AFP dans Le Monde du 18/19 septembre et un texte dans le Canard enchaîné du 28 septembre 2011.
lisez l'intégralité de ces deux informations pour les comparer.
L'AFP annonce que les agriculteurs vivent plus vieux que la moyenne; le Canard enchaîné, qui a lu le rapport complet, note que 9% des épouses d'agriculteurs manient des pesticides, avec un risque accru de cancer du sein de… 123%

La santé de ceux qui produisent notre nourriture mérite mieux que des études truquées. Et la nôtre profiterait de fruits et légumes exempts de poisons. Un travail de désinformation semblable avait été coproduit par l'IUPP et l'Inserm à propos des bananiers des Antilles farcis de chlordécone vers 2003 (à rechercher). Honte quand même à tous ceux qui s'enrichissent de nos maladies.
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2007: Pesticides, scandale français

01.01.2011 |

Commentaire du livre de François Veillerette et Fabrice Nicolino, "Pesticides, révélations sur un scandale français". Publié en 2007, ce livre est (hélas) toujours d'actualité.
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Zone vulnérable

26/08/2009 |

Une zone vulnérable aux nitrates vient d'être créée le long de l'Allier, par arrêté préfectoral, le 24 juillet 2009 et s'applique jusqu'au 30 juin 2013 à toutes les exploitations agricoles situées dans la zone vulnérable.
Cette zone s'étend sur 41 communes  
en savoir plus : Création d'une zone vulnérable aux nitrates

Phyt'eauvergne, bilan des actions

25.08.2009 |

En 2008, le groupe régional de surveillance des pesticides, Phyt’eauvergne, a dressé la liste de ses interventions auprès du public, afin de diminuer l’usage des pesticides. Voici une lecture critique de ces interventions.


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Pesticides pour tous !

25.11.2008 |

On pensait naïvement que l'enquête à quatre mains publiée en 2007 par Fabrice Nicolino et François Veillerette : "Pesticides. Révélations sur un scandale français" avait atteint son but : faire comprendre qu'il fallait cesser de nuire à notre environnement et, directement ou par ricochet, à nous-mêmes et nos enfants venus ou à venir.
On avait compris que le travail effectué pour décortiquer le ou, plutôt, les scandales servait de guide pour rebrousser chemin, modifier les pratiques et, surtout, rendait possible une "séparation des pouvoirs" entre ceux qui fabriquent et répandent les "phytosanitaires" et ceux qui les "contrôlent", afin de mieux nous protéger, nous tous qui en "bénéficions" sans même le savoir.
L'argument principal des fabricants de pesticides reprend celui qui a permis la prolongation de l'amiante : un usage "raisonné" est possible en agriculture. L'agriculture "raisonnée" créée en 1993 par le lobby des pesticides, même étendue à tous les exploitants, ce qui est loin d'être le cas, ne diminuera qu'à la marge les déversements des poisons. Alors que la volonté affichée est de les réduire de moitié.

L'amiante, pourtant porteuse d'un cancer spécifique, a utilisé cet argument fallacieux jusqu'en 1997. Les pesticides n'ont pas cette caractéristique : preuve avancée pour les disculper tous, pour nier en bloc l'augmentation spectaculaire des cancers, des malformations chez les enfants, toutes les atteintes à notre environnement. C'est ainsi que le lobby transforme le Gaucho, le Régent et autres Cruiser en martyrs de la persécution écologique : les abeilles sont exposées à tant d'adversaires qu'on ne saurait tenir pour responsable un unique produit phytosanitaire.
Quand il n'y aura plus d'abeilles, que mangera-t-on ? Défendre le Gaucho et ses collègues de cette façon, c'est reconnaître que notre planète est inondée de produits les plus variés, tous plus ou moins cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques.

Prétendre que les produits phytosanitaires -destinés à "soigner" les plantes - sont soumis à une procédure d'autorisation semblable à celle des médicaments pour humains est le dernier argument trompeur déversé dans nos oreilles. Cette proposition, sous la pression du lobby, a été écartée du règlement européen REACH qui vise à mieux contrôler l'usage, et la connaissance, des pesticides.

 

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